australie

An Aussie adventure

par
Mis à jour: 15/07/2017

Une petite parenthèse s'est greffée dans notre voyage. Nous avons passé un mois dans le sud du Queensland, à Stanthorpe. À l'origine, c'était pour y faire un site internet dédié à l'accueil d'enfants et adolescents orphelins. Mais il n'en fut rien... Ce fut un retour aux sources, au travail manuel, et - comme souvent en voyage - de rencontres sensationnelles.

australie

De Perth à Stanthorpe

Quelques heures d'avion et de bus plus tard, la côte ouest et ses paysages désertiques laissent place aux prairies vertes et humides du Queensland. Mais commençons par le début, pourquoi aller se perdre au fin fond du Queensland ? La réponse tient en quelques lignes. Nous y sommes allés parce que nous avions été contactés via la plateforme "workaway". En effet, quelques mois auparavant, nous recherchions désespérément - sur ce site spécialisé - un moyen d'offrir notre aide en Asie du sud-est. Mais sans grand succès, souvent à cause d'un manque de temps... Alors lorsqu’une dame nous a contactés pour nos compétences, et qui plus est dans un but social - pour les "foster Childs"(enfants adoptifs) - nous avons tout de suite accepté. Surtout que le Queensland, plus précisément la ville de "Brisbane" se trouvait de toute manière sur notre itinéraire de vols.

Mais qu'est ce qu'on fout là ?

Par la vitre du bus, nous observions ses grandes étendues de terres inhabitées, et ... surtout, le ciel grisâtre... Aiii aiii aiii c'est fini le beau temps. C'est en faisait une courte pause avec le bus qu'on a pris conscience que, non seulement, il faisait un temps de mer... Mais aussi qu'il faisait un froid d'enfer. Okay, il faisait 10°C, mais on a été habitué a mieux au pays des kangourous. Et paffe! Une grosse claquette dans ma face! Je m'étais promis de jamais utiliser cette expression… Bref, nous arrivons à Stanthorpe, descendons du bus, et récupérons nos coquilles (sac à dos faisant office de maison parfois). C'est à ce moment-là qu’une dame s'approche de notre chauffeur : How’s you guy goin? (anglais australien) Elle expliqua à cet homme qu’elle venait chercher 2 “mates” en se retournant vers nous… C'était nous, et elle sera notre hôte pour ce prochain mois. Elle ressemblait à une femme du bush qui n’était pas sortie de sa ferme depuis des mois, paraissait très “rustre”. Bref, nous chargeâmes nos affaires dans une voiture - un vieux break délabré - et ferons la connaissance au passage de Cheryl et de ses deux petits chiens. Sur le chemin, entre quelques mots échangés avec notre hôte, Roxane et moi nous regardions comme pour trouver un moment synchronisé pour ouvrir les portières et nous échapper de ce “traquenard”. Mais il n’en fut rien. Nos craintes se sont estompée en découvrant la jolie maison isolée de Leisa (notre hôte), entourée d’animaux en tout genre et en quasi liberté, à savoir, 7 cheveaux, 4 Alpagas, 1 lama, des poules et 5 chiens, dont 3 mastiff tibetain.

Avec Leila, un des chiensAvec Leila, un des chiens

Site ou pas site ?

Comme expliqué précédemment, Leisa nous a contactés pour la création de son site internet dédié à l’accueil d’enfants adoptifs. Pour ce faire, elle devait encore mettre des choses au point, nous a-t'elle dit. Très bien, et nous, on fait quoi du coup? Faites ce que vous voulez en attendant, nous a t’elle dit.
Mais si vous avez envie, vous pouvez :
Faire une cabane pour Justice ( le seul chien mâle et pas très avenant)


  • Ramasser les crottes de cheval sur l’herbe pour en faire de l'engrais
  • Couper les plantes de mûres dans le verger ( considérée comme une espèce invasive en Australie)
  • Nettoyer le jardin de ses mauvaises herbes
  • Ranger et nettoyer la caravane.
  • Couper du bois pour le fourneau
Le travail ne manque pas ici…
Nous nous sommes mis au travail dès le lendemain, moi en ramassant les crottes de cheval et Roxane en nettoyant la caravane. Disons que nous avons mis tout de suite les mains à la pâte… Pour rappel, le site workaway indique 4 heures de travail par jour contre hébergement et nourriture. Leisa nous a fait comprendre que n’avions pas besoin d’en faire autant.

La mafia La mafia "alpaga"

La grotte du monstre

Comme notre but à Roxane et moi était d’aider à la création d’un lieu d'accueil pour des enfants, nous avons trouvé des choses à réaliser qui allait dans ce sens. L’une d’entre elles était de concevoir une cabane pour le chien dissident de la famille, “Justice”, un chien peureux et agressif qui pouvait mordre pour défendre son territoire. Il était donc exclu qu’il cohabite avec les futurs enfants de la propriété. Nous avons rassemblé les outils et matériaux nécessaires à la réalisation de son futur nid-douillet. Il nous en a pris deux jours.

Le travail manuel, c'est surtout du plaisir...Le travail manuel, c'est surtout du plaisir...
Test de la gouttière.Test de la gouttière.
Le travail terminéLe travail terminé

Leisa, une femme occupée

Leisa nous expliqua qu'elle devait encore travailler beaucoup pour avoir les fonds nécessaires à la réalisation de son projet, mais aussi pour payer les charges de sa maison, qu’elle entretenait seule. Elle cumulait plusieurs emplois: cuisinière extra dans un restaurant, aide à la cuisine chez des particuliers et aide à domicile pour personnes handicapées. Pour ce dernier, elle passait 2 jours et 3 nuits dans l'appartement de l’une de ses patientes. Les jours où elle n’était pas présente, nous avions la maison pour nous. Et c’est la douce Cheryl, l’adorable voisine qui nous préparait notre repas, souvent fait à l’avance par Leisa. Les plats étaient très variés et succulents, Leisa étant amoureuse de la nourriture, et, cuisinière de métier.
Lors de ces soirées en solitaire, après avoir mangé et échangé avec Cheryl, notre aborigène préférée, il nous arrivait de passer une longue soirée à discuter près de notre énorme feu de camp, ceci en buvant quelques bons verres de rouge et grillant des marshmallows. Nous parlions de plus en plus de nos appréhensions quant au retour en Suisse, un effet de cette sédentarité, qui nous laissait “trop” de temps à y penser.

Une vue sur la propriété de Leisa.Une vue sur la propriété de Leisa.

The caravan palace

Une autre mission qui nous a été confiée était de nettoyer la caravane. Roxane s’y attela avec beaucoup d’entrain. Le but était d’en faire une chambre pour les futurs enfants. Elle était dans un état pitoyable. Nous y découvrirons toute sorte de choses laissées par ses précédents occupants, et même quelques sous-vêtements usagés. Beurk! En vue des nombreuses infiltrations d’eau, les murs étaient en décrépitude… Certains moisis. Nous suggérons à Lisa de changer les murs et le plafond, en isolant et mastiquant les trous visibles dans la carrosserie. Ce fut le début de notre “grand” projet de notre séjour à Stanthorpe. Plus nous démontions, plus nous nous rendions compte du travail titanesque que nous allions devoir fournir… au programme: prise de mesures, esquisses, plans pour Roxane et sciage, découpage, vissage pour moi. Nous y avons mis toute notre énergie et notre cœur, à raison de 7 jours sur 7 et au moins 8 heures par jour. Ce projet était devenu notre raison de vivre… ahahah Nous avions quelques craintes, est-ce que le toit va nous tomber sur la tête? Pas de soucis, nous avions prévu un plan B, à savoir de fuir à dos d'alpaga en cas d’imprévu...
C'est après avoir passé 2 semaines et demies, que nous finirons “notre œuvre”, notre “bébé”. Nous ajouterons les dernières retouches le jour avant notre départ… Juste à l’heure. Le résultat est vraiment concluant, sachant que la majorité de la rénovation s’est faite avec des matériaux de récupération. Cela aura quand même coûté quelques centaines de dollars à notre hôte, pour le bois des murs et meubles et en fourniture diverse.

La caravane avant.La caravane avant.
Après la pose des nouveaux murs et plafond.Après la pose des nouveaux murs et plafond.
Roxane, en pleine création d'un meuble.Roxane, en pleine création d'un meuble.
La caravane, après... ça déchire non ?La caravane, après... ça déchire non ?
Vue opposée de la caravane.Vue opposée de la caravane.

Quelques sorties avec notre hôte

Comme mentionné précédemment, notre hôte était très occupée. Cependant, et nous la remercions pour ça, elle a quand même pris le temps de nous faire découvrir la région. Dégustation de vins de la région, promenade dans le bush, sortie au “Snowflakes” (festival en honneur à la neige) et même restaurant Thai. Le dernier jour, nous avons demandé à Leisa de nous initier au “horse riding”, et nous avons conclu notre séjour là-bas par une belle ballade à dos de cheval dans le bush, c’était top!

Roxane, Leisa, Cheryl et WillRoxane, Leisa, Cheryl et Will

Les adieux

Nous voilà déjà à la fin de notre séjour, avec une sensation d’accompli. Nous espérons avoir contribué avec succès à l'amélioration des conditions de ces enfants et adolescents. Cette caravane est notre cadeau pour eux. Voilà, notre mission étant terminé, nous ferons nos adieux à Cheryl et Leisa, le cœur lourd… et nous envolerons vers la dernière destination de notre voyage… le Chili.

Quelques mots / expressions à la sauce “Aussie”

Oui, nous avons amélioré notre anglais, voici une petite liste de mots très utiles:

  • Dickhead”, littéralement “tête de bite”, se dit à propos d’une personne idiotte.
  • Chooks”, les poules
  • That’s Yacky”, c’est dégueulasse !
  • “Aussie”, se prononce Ozi, défini un australien.

Les Clichés

Voir les photos

D'autres articles super cool !

Retour aux articles

La Patagonie

Quelques nuits dans une température glaciale, une dégustation de vins chilien & argentin inattendue, des rencontres "géniales" et... des paysages exceptionnels !

L'île perdue du pacifique

Un décor fantastique s'est déroulé sous nos pieds, au milieu du pacifique, l'île de Pâques. Entre la découverte de paysages somptueux et la visite des vestiges laissés par les anciens, notre rêve de fouler ces terres, est devenu réalité.

An Aussie adventure

Une petite parenthèse s'est greffée dans notre voyage. Nous avons passé un mois dans le sud du Queensland, à Stanthorpe. À l'origine, c'était pour y faire un site internet dédié à l'accueil d'enfants et adolescents orphelins. Mais il n'en fut rien... Ce fut un retour aux sources, au travail manuel, et - comme souvent en voyage - de rencontres sensationnelles.